Troubles du sommeil : comprendre les causes et le rôle du système nerveux

Diploscopes utilisés lors du bilan Biofeedback TNS en Suisse
Troubles du sommeil

Difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, sommeil non réparateur ou cerveau qui reste en alerte le soir : un problème de sommeil peut avoir de nombreuses causes. Le stress et l’état d’activation du système nerveux peuvent parfois intervenir, mais ils ne permettent pas d’expliquer à eux seuls tous les troubles du sommeil.

Comprendre les différentes formes de troubles du sommeil
Identifier les situations qui nécessitent un avis médical
Comprendre quand la dimension neuro-sensorielle peut être pertinente
À savoir : le Biofeedback TNS ne constitue pas un diagnostic ou un traitement médical des troubles du sommeil. Certains troubles, notamment l’apnée du sommeil, nécessitent une évaluation médicale spécifique.

Difficultés à s’endormir, réveils nocturnes, réveil trop précoce ou sensation d’être encore épuisé après une nuit complète : les troubles du sommeil peuvent prendre des formes très différentes. Leur origine est rarement réductible à une seule cause. Stress, rythme veille-sommeil, environnement, douleurs, médicaments, troubles respiratoires ou état d’hyperactivation peuvent notamment intervenir.

Chez certaines personnes, le système nerveux semble rester particulièrement mobilisé au moment où le corps devrait progressivement diminuer son niveau d’activation. Comprendre cette dimension peut être utile, sans pour autant attribuer tous les problèmes de sommeil au système nerveux.

Quels sont les troubles du sommeil les plus fréquents ?

Un sommeil perturbé ne signifie pas forcément la même chose d’une personne à l’autre.

Vous pouvez par exemple :

  • mettre beaucoup de temps à vous endormir ;

  • vous réveiller plusieurs fois pendant la nuit ;

  • vous réveiller très tôt sans parvenir à vous rendormir ;

  • avoir l’impression de dormir suffisamment mais de ne jamais récupérer ;

  • être très fatigué pendant la journée ;

  • ressentir une forte activité mentale au moment du coucher ;

  • avoir un sommeil particulièrement sensible au bruit ou aux changements d’environnement.

L’insomnie correspond notamment à des difficultés à obtenir ou maintenir un sommeil satisfaisant, avec des conséquences pendant la journée comme la fatigue, les difficultés de concentration ou les perturbations de l’humeur.

Mais d’autres troubles peuvent également perturber les nuits : apnée du sommeil, syndrome des jambes sans repos, troubles du rythme veille-sommeil ou parasomnies. Ils nécessitent des évaluations et des prises en charge différentes.

Pourquoi peut-on avoir du mal à dormir ?

Il n’existe pas une cause unique des troubles du sommeil. Parmi les facteurs possibles figurent notamment le stress, les horaires irréguliers, les changements de rythme, la lumière ou le bruit, certaines substances, certains médicaments, des douleurs ou maladies, des difficultés respiratoires nocturnes ou encore une inquiétude croissante autour du sommeil.

Après plusieurs mauvaises nuits, un autre phénomène peut apparaître : le coucher lui-même devient source d’appréhension. On surveille l’heure, on anticipe une nouvelle mauvaise nuit et cette vigilance supplémentaire peut rendre l’endormissement encore plus difficile.

Le système nerveux peut faire partie de cette équation.

Quel rôle le système nerveux peut-il jouer dans le sommeil ?

Le système nerveux autonome participe à la régulation de nombreuses fonctions involontaires de l’organisme. On distingue notamment une branche sympathique, particulièrement impliquée dans la mobilisation et l’état d’alerte, et une branche parasympathique, associée à des fonctions de récupération et de repos.

Le passage de l’éveil au sommeil ne consiste toutefois pas à actionner un simple interrupteur « sympathique / parasympathique ». Le sommeil dépend d’un ensemble de mécanismes cérébraux, circadiens, hormonaux, comportementaux et environnementaux.

Chez certaines personnes souffrant d’insomnie, la recherche observe néanmoins des signes compatibles avec un état d’hyperactivation cognitive ou physiologique. Les résultats concernant précisément l’activité du système nerveux autonome restent variables selon les personnes et les études.

Pour approfondir cette question : https://www.training-neuro-sensoriel.ch/blog/sommeiljamesnestor

Pourquoi mon cerveau reste-t-il en alerte lorsque je veux dormir ?

Vous êtes fatigué, mais dès que vous vous couchez, les pensées commencent. La journée revient en boucle. Vous anticipez celle du lendemain. Vous écoutez les bruits. Vous vérifiez l’heure. Vous vous demandez combien d’heures il vous reste avant le réveil.

Cette activité mentale peut être alimentée par le stress, l’anxiété, certaines habitudes ou la peur de ne pas réussir à dormir. Chez certaines personnes, elle s’accompagne également de manifestations corporelles : tensions musculaires, agitation, accélération du rythme cardiaque ou impression d’être incapable de « redescendre ».

L’hyperactivation constitue l’un des modèles étudiés pour expliquer certaines formes d’insomnie. Elle ne permet cependant pas d’expliquer tous les troubles du sommeil.

Pourquoi est-ce que je me réveille plusieurs fois pendant la nuit ?

Quelques réveils très courts peuvent survenir normalement au cours d’une nuit sans que nous en gardions nécessairement le souvenir.

Des réveils fréquents ou prolongés peuvent en revanche être associés à de nombreux facteurs : stress, environnement, douleurs, âge, habitudes de sommeil, substances, médicaments, troubles respiratoires, besoin d’uriner ou autres troubles du sommeil.

Si les réveils deviennent fréquents, durent depuis plusieurs semaines ou altèrent fortement vos journées, il est utile d’en parler à un professionnel de santé plutôt que d’essayer d’en attribuer seul la cause.

Pourquoi suis-je fatigué même après huit heures de sommeil ?

La durée du sommeil n’est qu’une dimension parmi d’autres.Un sommeil peut être suffisamment long mais très fragmenté. Votre horaire peut être décalé par rapport à votre rythme biologique. Un trouble respiratoire peut provoquer des micro-éveils dont vous n’avez pas conscience. Certains médicaments, douleurs ou troubles médicaux peuvent également affecter la récupération.

La sensation de sommeil non réparateur mérite donc d’être considérée dans son ensemble, surtout lorsqu’elle persiste.

Quand faut-il consulter pour un problème de sommeil ?

Un avis médical est particulièrement important lorsque les difficultés sont persistantes ou ont des conséquences importantes pendant la journée.

Consultez également si vous présentez par exemple :

  • des ronflements importants accompagnés de pauses respiratoires observées ;

  • des réveils avec sensation d’étouffement ou de manque d’air ;

  • une somnolence diurne importante ;

  • des comportements inhabituels ou potentiellement dangereux pendant le sommeil ;

  • un besoin incontrôlable de bouger les jambes le soir ;

  • une aggravation soudaine ou importante de votre sommeil ;

  • un trouble du sommeil associé à une autre maladie ou à un traitement médicamenteux.

Un problème respiratoire comme l’apnée du sommeil ne relève pas du Biofeedback TNS et doit faire l’objet d’une évaluation médicale adaptée.

Quelles solutions existent pour l’insomnie et les troubles du sommeil ?

La prise en charge dépend avant tout de la nature du problème.

Des ajustements du rythme et des habitudes peuvent être utiles dans certaines situations. Lorsqu’une insomnie devient chronique, la thérapie cognitivo-comportementale spécifique de l’insomnie, appelée TCC-I, fait partie des prises en charge recommandées en première intention.

D’autres situations nécessitent une investigation médicale ou une prise en charge spécifique.

L’objectif n’est donc pas de chercher une solution universelle au « mauvais sommeil », mais de comprendre ce qui entretient les difficultés chez la personne concernée.

Quelle peut être la place du Biofeedback TNS ?

Lorsque les difficultés de sommeil s’inscrivent dans un contexte plus large d’hypervigilance, de stress persistant, de sensibilité importante aux stimulations ou de difficulté à retrouver un état de calme, la dimension neuro-sensorielle peut également être explorée.

Le Biofeedback TNS utilise des exercices visuels progressifs réalisés sur diploscope. Le travail s’intéresse à la manière dont la personne traite et régule certaines stimulations neuro-sensorielles.

Il ne constitue pas un diagnostic ou un traitement médical des troubles du sommeil et ne remplace pas une prise en charge médicale lorsqu’elle est nécessaire.

L’intérêt du bilan est justement de ne pas partir du principe que tous les problèmes de sommeil ont la même origine.

Comment se déroule un bilan en Biofeedback TNS ?

La première étape est un bilan individuel d’environ 1 h 30 à 2 h.

À l’aide d’exercices visuels réalisés sur diploscope, le neuropédagogue observe les réponses utilisées dans le protocole du Biofeedback TNS et échange avec vous sur les difficultés que vous rencontrez.

Lorsque le profil observé correspond au champ de travail du Biofeedback TNS, un entraînement progressif peut ensuite être proposé.

Les séances reposent sur une série d’exercices visuels dont la difficulté évolue progressivement.

Vous souhaitez savoir si cette approche correspond à votre situation ?

Biofeedback TNS et troubles du sommeil en Suisse romande

Les centres CeREN accueillent actuellement les personnes intéressées par le Biofeedback TNS à :

Neuchâtel — Savagnier
Rue des Forgerons 25, 2065 Savagnier

Valais — Sion
Rue de l’Industrie 10, 1950 Sion

Fribourg — Givisiez
Route du Château d’Affry 6, 1762 Givisiez

Le bilan initial permet d’échanger sur votre situation avant d’envisager la suite.

Biofeedback TNS · Suisse romande

Votre sommeil reste fragile malgré vos efforts ?

Lorsque les difficultés de sommeil s’accompagnent d’une sensation d’être constamment en alerte, d’une forte réactivité aux stimulations ou d’une difficulté à retrouver un véritable état de calme, il peut être pertinent d’explorer également la dimension neuro-sensorielle.

Le bilan Biofeedback TNS permet de faire le point sur votre fonctionnement neuro-sensoriel et de déterminer si cette approche complémentaire correspond à votre situation.

Bilan individuel 1 h 30 à 2 h Neuchâtel · Fribourg · Valais
Le Biofeedback TNS est une approche complémentaire et ne remplace pas l’évaluation ou le traitement médical d’un trouble du sommeil.
Biofeedback TNS et régulation du système nerveux en Suisse

Pour aller plus loin

Système nerveux et sommeil

Pourquoi certaines personnes restent-elles en état d’alerte au moment de dormir ? Nous expliquons plus en détail le rôle du système nerveux autonome, des branches sympathique et parasympathique et de l’hyperactivation.

https://www.training-neuro-sensoriel.ch/blog/sommeiljamesnestor

Sommeil et digestion

Les difficultés digestives et le sommeil peuvent s’influencer de différentes manières. Découvrez ce que l’on sait aujourd’hui de l’axe intestin-cerveau et de cette relation bidirectionnelle.

https://www.training-neuro-sensoriel.ch/blog/troubles-du-sommeil-problemes-digestifs

Questions fréquentes

Le stress peut-il provoquer des troubles du sommeil ?

Le stress peut favoriser des difficultés d’endormissement ou de maintien du sommeil. Il peut augmenter les ruminations et l’état d’alerte au moment du coucher. Il n’est cependant qu’une cause possible parmi d’autres : lorsque le trouble persiste, il est utile d’en rechercher les différents facteurs.

Pourquoi est-ce que je me réveille toutes les nuits ?

Les réveils nocturnes peuvent avoir de nombreuses causes : environnement, stress, douleurs, substances, médicaments, âge ou troubles du sommeil comme l’apnée. Des réveils persistants ou associés à une forte fatigue diurne méritent une évaluation professionnelle.

Le système nerveux peut-il perturber le sommeil ?

Un état d’hyperactivation cognitive ou physiologique est observé chez certaines personnes souffrant d’insomnie et constitue un modèle étudié dans la recherche sur le sommeil. Il ne faut toutefois pas en conclure que tous les troubles du sommeil correspondent à un « système nerveux dérégulé ».

Pourquoi mon sommeil n’est-il pas réparateur ?

Un sommeil non réparateur peut être lié à sa fragmentation, à un rythme veille-sommeil inadapté, au stress, à certaines pathologies, à des médicaments ou à d’autres troubles du sommeil. Le nombre d’heures passées au lit ne permet donc pas à lui seul d’évaluer la qualité du sommeil.

Le Biofeedback TNS traite-t-il l’insomnie ?

Le Biofeedback TNS n’est pas présenté comme un traitement médical de l’insomnie. Il explore une dimension neuro-sensorielle qui peut être pertinente chez certaines personnes, notamment lorsque les difficultés de sommeil s’inscrivent dans un contexte plus large d’hypervigilance ou de difficulté de régulation.

Puis-je arrêter mes somnifères si mon sommeil s’améliore ?

Non sans avis médical. Un traitement prescrit ne doit jamais être diminué ou arrêté sur la seule base d’une amélioration ressentie ou d’une démarche de Biofeedback TNS. Toute modification doit être discutée avec le professionnel qui vous suit.

Sources médicales

  • Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil du CHUV — « Les troubles du sommeil »

  • Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil du CHUV — « L’insomnie »

  • National Heart, Lung, and Blood Institute — ressources sur l’insomnie et l’apnée du sommeil

  • Revue scientifique sur l’hyperactivation et le contrôle autonome dans l’insomnie

Ce contenu est informatif et ne remplace pas un diagnostic ni un avis médical.